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On ne peut plus interdire les détecteurs de radars à l’heure du digital, stupid !

Cette polémique autour de l’interdiction des radars me laisse perplexe.

Enfin pas tant que ça puisque devant tant d’incompréhension de notre monde et de ce qu’est la vie des gens, j’ai envie d’aider un peu les politiques, perdus dans ce monde technologique.

Car à l’heure du smartphone et  du check-in, non seulement chacun est un avertisseur mais le détecteur n’est plus un boitier visible sur le tableau de bord ou du côté de la boîte à gants.

Les Wikango, Avertinoo et autres Coyotte sont déjà des apps largement installées sur les téléphones. Mais, bien plus que des applications bien packagées, elles représentent surtout un usage encore bien plus répandu (aussi chez les automobilistes) : les ckeck-in, qu’il s’agisse de signaler ce que l’on a vu ou où l’on se trouve.

Ce que je veux dire par là, c’est que nous n’avons déjà plus besoin de ces applis conçues pour signaler les radars. Bien sûr, elles apportent des « services » complémentaires comme ma vitesse actuelle, le type de radar, le nombre d’utilisateurs qui « ouvrent » la route devant moi, la distance d’écart pour me donner une idée de la fiabilité de l’info.

Mais, dès aujourd’hui, je peux utiliser d’autres plateformes et apps non prévues originellement à cet effet et en détourner l’usage.  En fait, n’importe quelle plateforme géolocalisée avec système de notification peut rendre le service, seule la masse critique d’utilisateurs comptera : Foursquare peut devenir mon détecteur de radar, Gowala, mais aussi Facebook, avec son volume d’utilisateurs et l’espace (à peu près) privé qu’il représente (enfin, il ne lui manque pas grand-chose pour devenir un avertisseur).

Bref, je ne juge pas et je ne dis pas que c’est une bonne ou une mauvaise chose, mais l’appel de phares s’est digitalisé et passera au travers de la maille répressive.

Alors voici quelques conseils à l’attention des pouvoirs publics (que je vous invite d’ailleurs) à compléter :

–          Donner des mandats à la gendarmerie afin qu’elle puisse perquisitionner les apps du smartphone du conducteur > les applis permettant de cacher des applis au sein de son smartphone ont de l’avenir

–          Espionner ce qui passe par le réseau data > le « tor » anonymiseur de connection téléphonique est sans doute pour bientôt (pour les jailbreakés)

–          Faire pression sur Apple et son app-store > sans doute pas le plus difficile

–          Interdire Facebook > no comment

–          Appeler à la dénonciation des Facebookeurs « avertisseurs » de radars par les membres de leur entourage > un mix de Whooper Sacrifice et de Groupon : des bons de réductions pour si vous êtes plus de 1000 à dénoncer ou si vous en avez dénoncé plus de 100.

–          …

A tous les candidats à la Présidentielle, ces idées sont gratuites, servez-vous, il y en a quasiment pour toutes les obédiences.

A mes lecteurs, à votre bon cœur, aidez-les aussi à comprendre comment ça marche à l’ère du digital.



La communication transformative de Laurent Habib
La communication transformative par Laurent Habib aux PUF

La communication transformative par Laurent Habib aux PUF

La communication transformative est un livre de Laurent Habib (Euro RSCG C&O / HAVAS) édité aux PUF.

La communication transformative « porte un regard neuf sur le rôle de la communication dans la création de valeur comtemporaine et dans l’accompagnement des transformations de l’économie et de la société ».

« Depuis ses origines, la communication moderne a toujours soutenu l’essor du capitalisme.
Pourtant, dans les années 2000, en même temps qu’elle triomphe,
elle cède au cynisme et à la tentation des idées vaines, sans effet ni valeur.
L’auteur décrypte les dérives de la société de communication qui fragilisent l’expression des figures d’autorité, accélèrent les crises du politique, des médias, de l’entreprise et des marques et contribuent à la déstabilisation de nos sociétés.
Avec la communication transformative, Laurent Habib pose les bases d’un
projet de sortie de crise. Il propose de nouvelles méthodologies propriétaires, une réflexion sur l’évolution des métiers de la communication et une nouvelle éthique capables de redonner à la communication son utilité et sa légitimité dans le monde de l’après-crise. »

Nicolas Bordas (TBWA / AACC), écrit avoir lu la communication transformative « avec avidité » dans la nuit. « l’excellent livre de Laurent Habib, dont je vous recommande la lecture, est, en fait, l’extension naturelle du livre de Jean-Marie Dru« . « je suis arrivé à la conclusion que ce livre pouvait tout à fait être recommandé à l’ensemble des collaborateurs de TBWA ».

La communication transformative est en vente sur Amazon

La communication transformative est en vente à la FNAC

La communication transformative est en vente à la librairie Dialogues.fr

(MAJ du 28/09/10)

Ils parlent de la communication transformative :

Laurent Joffrin (Libération) : Publivérité

– Les Echos : « La communication a affaibli le parole des décideurs »

– Basile Segalen : Nietzsche & la Disruption

Extraits / synthèse du livre « La communication transformative » :

« la communication transformative qui vise à favoriser et accompagner des transformations créatrices d’une valeur durable. Elle s’emploie à enrichir les capitaux immatériels de l’entreprise, dont la marque est l’agrégateur, en facilitant, en rendant possibles et acceptables, les processus de changement pour y arriver. »

« La communication transformative implique au préalable de changer notre regard sur la marque, qu’il faut appréhender dans l’ensemble de ses dimensions. La marque n’est pas seulement un actif immatériel parmi d’autres :
elle révèle et agrège tous les autres. »

« La communication transformative livre les clés d’une rénovation en profondeur de la manière de travailler et des pratiques des communicants. Elle impose de décloisonner, en agence comme chez l’annonceur, les process
organisationnels jusqu’alors enfermés dans des silos et d’inventer de nouveaux métiers pour renforcer jour après jour le capital de valeur des marques.

Chez l’annonceur, les impératifs de la communication transformative imposent de modifier profondément le statut de la communication dans l’entreprise, la gestion patrimoniale de la marque devenant l’une des dimensions prioritaires de l’organisation. Pour gérer son potentiel de création de valeur, les problématiques de marque doivent être intégrées en amont et la communication doit être présente au niveau le plus stratégique de l’entreprise. Elle doit également être considérée comme un enjeu transversal à l’entreprise et non pas comme un silo parmi d’autres, aux côtés par exemple des départements marketing, RH ou R&D.

En agence, la communication transformative implique une montée en puissance de nouveaux métiers et un large mouvement de décloisonnement des approches et des expertises. Le brand management est appelé à occuper
une place centrale. À la fois gardien du capital de marque et conseil en développement de son potentiel, le brand manager aidera à réinventer en permanence la fonction, l’imaginaire et l’application de la marque dans
ses champs d’expressions possibles. Pour traduire de façon sensible l’idée transformative, les métiers de la création vont évoluer vers davantage de synergie. Le design transversal, vu comme un art du langage de la marque,
a un rôle structurant à jouer pour rendre possible une expression continue du sens de la marque et contribuer à en faire un organisme vivant. Parmi les métiers émergents de la communication transformative, l’ingénierie des
contenus va prendre une place déterminante dans les agences. »

« La communication transformative a vocation à se mettre au service des autorités qui ont envie de conduire le changement, en proposant non pas des instruments de manipulation, mais une posture et des outils permettant
d’énoncer de façon explicite où elles veulent aller, et de rendre ce mouvement appropriable par les gens. Elle se fonde sur une culture du contrat, pleinement compris par tous et que chacun est libre d’accepter ou de refuser. En
instaurant cet équilibre nouveau entre les autorités et les individus, elle peut changer radicalement le rapport des politiques, des entreprises, des médias et des marques avec la société. »



Solidarité et entertainment : L’ONU édite un jeu vidéo pour faire la promotion du Programme Alimentaire Mondial
novembre 2, 2006, 10:50
Filed under: économie solidaire, communication, espoir, Influence

 Food Force

 

Après le film d’Al Gore pour faire pression sur les gouvernements sur le changement climatique, c’est l’ONU qui rentre de plein pied dans la « société du spectacle » avec Food Force : un jeu vidéo pour faire connaître son Programme Alimentaire Mondial.

De quoi toucher les jeunes directement (et indirectement avec un programme spécial pour les enseignants).

Belle initiative.

Plus de jeux vidéos « éthiques » chez Veille technologique et innovation et plus d’info sur les jeux à responsabilité éducative et sociale chez Empyrée

Via : Elle (ben oui…)

Stéphane Guerry



Le post plein d’espoir de la semaine : Une entreprise française et un organisme de microcrédit s’associent pour proposer un modèle économique solidaire aux entrepreneurs des pays en développement
octobre 15, 2006, 2:58
Filed under: économie solidaire, espoir, Futur

Les Echos l’avaient déjà annoncé le 3 octobre. L’attribution du prix Nobel de la paix à Muhammad Yunnus suivi de sa décision de reverser une partie de l’argent de son prix (1,1 million d’euros) à la Grameen Danone Foods remet cette initiative sur le devant de la scène.

Yunus

Le « leader mondial des produits laitiers frais » s’est en effet associé à l’organisme de microcrédit Grameen Bank pour expérimenter un nouveau « business model unique de proximité » au Bangladesh dès le mois de novembre.

Grameen Bank accorde déjà des microcrédits (120 $ en moyenne) à 5,8 millions de clients dans le monde entier (dont 96% sont des femmes avec la responsabilité d’une famille), clients emprunteurs qui deviennent actionnaires de la banque. Grameen Bank accorde 500 millions de $ de prêt chaque année pour financer des projets générant un revenu, l’accès au logement ou à l’éducation.

Le projet de Grameen Danone Foods a une toute autre ambition. En proposant et le financement mais aussi le concept et le business modèle pour l’entrepreneur, l’ambition vise en fait la réduction de la pauvreté et l’accès à « une alimentation saine (par les) populations défavorisées souffrant de carences nutritionnelles » :

  • un microcrédit finance l’achat de vaches, la récolte du lait et la livraison des pots de yahourt,
  • un système de distribution qui repose sur des livreurs à vélos et à rikshaws (et non des camions) et 2000 femmes baptisées les grameen ladies qui assurent ensuite le porte à porte chez les plus démunies (là où les industriels ne peuvent pas assurer la distribution)
  • des formations professionnelles adaptées pour les membres des communautés locales
  • à terme, non pas une usine mais une cinquantaine, toutes de très petite taille, couvrant chacune des microrégions, là où, dans le système actuel, seulement deux usines permettent de couvrir le pays.

A encore plus long terme, c’est une centaine d’usine qui sont prévues, avec « un potentiel de 2 milliards de clients. Notre objectif à terme est de toucher en plus les 3 milliards de consommateurs, qui ont moins de 2$ par jour pour vivre ».

Une initiative qui montre que l’appel de sinvestir.org est peut-être naïf, mais pas si utopique que ça.

Précision : Euro RSCG C&O participe gracieusement à la communication d’organismes de microcrédit mais l’agence n’est pas à l’origine de l’initiative présentée ci-dessus.

Stéphane Guerry



Le post plein d’espoir de la semaine : Le manifeste de l’économie solidaire de sinvestir.org
septembre 24, 2006, 5:06
Filed under: économie solidaire, espoir, la vie

Lu dans Le Monde daté de vendredi 22 septembre 2006, « dix propositions concrètes pour développer un « tiers-secteur» plein de promesses. Si chacun s’y met, on peut créer en abondance des emplois non délocalisables, des services à tous et du lien social. »

Les rédacteurs et signataires de cet appel interpellent en fait tous les acteurs pour développer une économie solidaire de proximité :

« 1. Citoyen, vivez solidaires. (…)

2. Salariés, épargnez solidaire. (…)

3. Etudiants, actifs, militants associatifs, devenez entrepreneurs solidaires. (…)

4. Collectivités publiques, achetez solidaire. (…)

5. Régions, contribuez au développement de l’économie solidaire. (…)

6. Départements, appuyez-vous sur l’économie solidaire pour employer des personnes en grande difficulté. (…)

7. Financiers, prenez des risques sur l’économie solidaire. (…)

8. Entreprises, coopérez avec l’économie solidaire. (…)

9. Syndicats, impliquez-vous dans l’économie solidaire. (…)

10. A l’Etat enfin de lancer un plan en faveur de l’économie solidaire et de le respecter. (…) »

« L’économie solidaire de proximité a l’ambition, non pas bien sûr de remplacer l’économie de marché, mais de s’attaquer aux problèmes des plus démunis et aux besoins individuels et collectifs délaissés par le marché et l’État. A travers cette solidarité active, nous voulons manifester notre résistance à la fatalité, et notre confiance dans le progrès social et la démocratie. (…) À nos concitoyens qui redoutent de perdre toute prise sur leur futur et sur l’avenir de leurs enfants, nous envoyons un message de confiance : l’économie solidaire est créatrice de nouveaux emplois et porteuse de grands espoirs. »

Intégralité du manifeste sur www.sinvestir.org et plus précisément ici en pdf.

Cette campagne nationale s’appuie également sur un « meeting grand public le 7 décembre prochain à la Mutualité à Paris ».

Pour commencer dès maintenant, voici Kiva, un site qui vous permet de prêter de l’argent directement à des entrepreneurs qui vous présentent leur projet et besoins en investissement. Le Peer 2 Peer du microcrédit (Source : l’excellent Springwise et Seth Godin)

Logo Kiva

PS : D’après Technorati et Feedster, personne ne se serait fait le relais de ce manifeste dans les blogs à ce jour.

PPS : De l’autre côté de l’atlantique, Bill Clinton a choisi une autre méthode pour changer le monde et la solidarité. L’ancien président a tenu la seconde édition de son propre sommet mercredi 20 septembre, la Clinton Global Initiative, sorte de Forum de Davos de l’humanitaire où les plus grands diplomates et fondations humanitaires du monde ont du prendre des engagements (contre la pauvreté, le sida, le réchauffement climatique et les conflits ethniques). Ceux qui ne tiennent pas leurs engagements ne sont pas réinvités.

PPPS : plus de liens sur le micro-prêt sur cette jolie page html 0.7

Stéphane Guerry