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Internet et politique : Enjeux2007.com, analyses, commentaires, tendances de la campagne présidentielle 2007
octobre 26, 2006, 9:37
Filed under: communication, politique et élections, Web

Enjeux2007

Enjeux 2007 est une lettre de 4 pages éditée par Euro RSCG C&O, en version électronique, qui « décrypte et analyse, sans parti-pris, les faits marquants, les discours et les tendances de cette période électorale : apporter un éclairage sur les propositions des candidats, décrypter leurs engagements, les annonces et les propositions pour aider les entreprises à mieux comprendre l’environnement politique dans lequel elles évolueront après les échéances ».

Envoyée deux mardi par mois aux clients de l’agence mais aussi à des leaders d’opinion, hommes politiques, des candidats et leurs conseillers, Cette lettre fait aussi l’objet d’un blog.

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Stéphane Guerry



Musique : Abstinence ou boycott ?
octobre 26, 2006, 12:23
Filed under: antipub, espoir, Futur, la vie, Usages & Comportements

Les distributeurs (Virgin et Fnac) reprocheraient aux maisons de disques l’utilisation des systèmes de protection sur les CDs.

Il serait temps de réagir.

Abstinence

J’achetais, il n’y a pas si longtemps, une dizaine de CD par moi. Passé au lecteur MP3 mais pas pour autant à l’achat en ligne (trop dématérialisé pour moi, à 34 ans, je suis encore nostalgique des pochettes de 33T!?) ni au téléchargement pirate (je considère que Sonic Youth ou Peter Von Poehl doivent être rémunérés pour leurs créations – mais 1) c’est plus facile à dire et à tenir pour Sonic Youth que pour Madonna ou Robbie Williams, 2) je ne donne de leçon à personne)

Toujours est-il que je n’achète pas de CD protégé (DRM). C’est devenu une sorte de règle. Si l’on met en cause mon intégrité et mes droits (celui de la copie privée) en pensant que je vais en faire une copie « collective », alors, avec un certain dédain et mépris, j’ai décidé de ne plus acheter de CD protégé. Oh rien de revendicatif ni un acte social engagé, non. Mais tout de même une volonté de ne pas laisser bafouer mes droits sans pour autant aller manifester publiquement.

Du coup, je n’achète quasimenent plus de disques.

Alors ? abstinence ou boycott ?

En attendant, je me demande si les maisons de disques me font rentrer dans les stats de ces consommateurs qui achètent moins parce qu’ils se sont tournés vers le téléchargement illégal de musique. Si c’est le cas, elles se trompent et la prise de conscience tarde à venir.

Stéphane Guerry



blog et affinités
octobre 22, 2006, 9:18
Filed under: Friends & colleagues, la vie, Usages & Comportements

Les blogs, ça peut aussi servir à ça.

En lisant le blog de ma « collègue » Sarah – que je vous recommande au passage, mes images qui bougent – je m’apperçois qu’elle semble apprécier ce que je tiens pour être l’un des meilleurs albums du moment (enfin… « du moment », Pico me rappelle qu’il est en fait sorti il y a déjà 4 mois !), Going to where the tea trees are de Peter Von Poehl.

Oui, bon, normal ou coïncidence allez vous me dire.

Bon peut-être mais je m’apperçois le même jour que Versac (que je « connais » depuis… hmm… 98 ? – corrige-moi si je me trompe :) affiche comme « obession musicale du moment » Daydream Nation de Sonic Youth (colonne de droite).

Ca me rappelle que mon obsession pour cet album a duré un an, un an en boucle, mais je le considère toujours comme le meilleur album du meilleur groupe de tous les temps (bon, avec Dirty, au risque de lancer une polémique).

Alors ? Là aussi, vous allez me dire normal puisqu’il s’agit du meilleur groupe du monde ?

Stéphane Guerry



Nouveaux influenceurs ? qui influence qui ? (Part 1)
octobre 21, 2006, 5:06
Filed under: communication, Influence, politique et élections, Web

Influence

Suite au commentaire de Versac, il me semble nécessaire d’apporter des précisions à mon précédent post sur l’émergence d’influenceurs.

Il convient en fait de distinguer les influenceurs des « révéleurs » et des suiveurs :

L’influenceur (« influencer ») a un vrai pourvoir de changer au moins les représentations de ses lecteurs ou auditeurs (à défaut d’en changer directement les opinions)

Le révéleur (« revealer ») est le premier à traiter un sujet ou à publier un scoop. Il n’a pas forcément le pouvoir d’influencer les gens et les sujets qu’il traite ne s’y prêtent d’ailleurs pas systématiquement.

Le suiveur ou relais (« follower ») relaie une information qu’il juge intéressante pour lui ou ses lecteurs, avec, dans le meilleur des cas, son propre regard ou sa propre analyse. Dans certains cas, le suiveur a plus d’influence que le révéleur chez lequel il a puisé l’information.

Illustrons maintenant cette typologie par des cas concrets :

[Précision : je prends des cas et des personnalités connus des blogueurs afin d’être compris par le plus grand nombre, il ne s’agit en aucun cas d’un jugement de valeur ou d’une attaque personnelle contre untel ou untel, je laisse cela à d’autres déjà très nombreux. Je ne m’intéresse ici qu’aux mécanismes de l’influence]

Influenceur

Loïc est un influenceur pour certains sur des domaines spécifiques, par exemple (liste non exhaustive :-) :

  • les resp. com des entreprises sur l’utilisation qu’ils peuvent faire des blogs
  • d’autres blogueurs ou internautes sur les blogs, sites web, softs qu’il faut aller lire, voir, installer

A la question « Loïc influence-t-il vraiment lorsqu’il dit qu’il votera pour Sarkozy ? », je répondrais :

Influenceur : Loïc peut potentiellement être un influenceur sur ce sujet pour d’autres entrepreneurs libéraux si Loïc met en avant les aspects du programme de M. Sarkozy qui les concernent

Pas influenceur : Loïc n’est pas pour autant forcément un influenceur auprès de ses lecteurs blogueurs et internautes lorsqu’il s’agit d’opinion politique. Loïc ne fait probablement pas changer d’avis un « sympathisant de gauche » qui lirait régulièrement son blog pour ses infos et analyses autour du web

Influenceur : Loïc peut également influer sur tous les sympathisants (blogueurs ou non) pour les inciter et les aider à relayer les arguments de leurs candidats, bref, à mobiliser les « suiveurs » (sans connotation péjorative) sur ce sujet

Pas influenceur : Loïc n’est pas pour autant forcément un influenceur auprès de ses lecteurs blogueurs et internautes lorsqu’il s’agit d’opinion politique. Loïc ne fait probablement pas changer d’avis un « sympathisant de gauche » qui lirait régulièrement son blog pour ses infos et analyses autour du web

– Influenceur : Loïc est quasiment un people du web. Au même titre que Johnny Halliday et Doc Gyneco mais chacun sur leurs publics, Loïc peut contribuer à changer le regard porté sur le candidat (et d’ailleurs en bien, comme en mal).

Révéleur : en revanche, Loïc est un révéleur d’un nouveau phénomène en étant le premier blogueur à très forte visibilité et jusqu’ici non politisé à afficher sa préférence sur son blog (la dépêche AFP et les brèves dans Le Monde et Libération en témoignent).


Révéleur

Les blogs sur Materazzi sont de bons exemples de révéleurs. Ils ont été les premiers à mettre au grand jour les « pratiques » du défenseur italien sur le terrain (d’autres diront provocations et agressions). Par ailleurs, il est certain que des blogs qui ont déjà une certaine visibilité sur d’autres sujets (comme ce fut le cas du post de Versac) sont bien placés pour devenir référent en très peu de temps.

Si l’on regarde les résultats proposés par Google sur la requête « Zidane, il a frappé », on constate que la moitié des résultats sont des posts de blog, dont Loïc. Les autres sont des sites de vidéos (en tous cas au 15 oct. 2006).

Mais sur ce type de sujet, il n’y a pas forcément d’influence à « gagner ».

Enfin, on peut être révéleurs et des influenceurs à la fois (engadget, techcrunch).

Suiveur ou relais

Pas de connotation péjorative puisque l’on peut être suiveur sur un info mais la traiter de manière beaucoup plus analytique ou ludique et devenir de fait un influenceur avec cette même info : Alex Chan avec son traitement par un film d’animation des causes des émeutes en banlieue l’année dernière en est une parfaite illustration (après une diffusion « virale » de son film, il avait été repéré et interviewé par le Washington Post, Business Week, MTV et des médias asiatiques et allemands.

Je rejoins donc ici l’avis d’Haddad Azziz sur les sphères d’influence : l’influence ne se mesure certainement pas que par des critères quantitatifs (que ce soit l’audience ou le nombre de personnes dans son réseau social) mais avant tout par des critères qualitatifs et subjectifs.


En fait l’influence se mesure à partir des critères suivants dont la pondération pourra varier suivant le sujet concerné :

  • – Conviction : façon dont est traité le sujet, sur la forme comme sur le fond
  • – Notoriété de l’émetteur, notamment sur le sujet
  • – Références : expériences passées ou références qui crédibilisent sa prise de parole
  • – Audience (bien oui, quand même)
  • – Liens entrants, le classement du type de celui vite fait / mal fait de Technorati/ Edelman est donc utile mais ne sert à rien en l’état brut (Se reporter d’ailleurs plutôt au post de Loïc, bien plus pertinent, ainsi qu’au commentaire de Versac à la suite)
  • – Nombre et qualité des commentaires générés (ce dernier permet en fait surtout de mesurer la capacité du blogueur à générer un débat riche et fourni – mais on peut influencer sans générer de débat pour autant

Bien sûr, ces critères ne sont peut-être pas exhaustifs mais ils me semblent être les principaux à prendre en compte. N’hésitez pas à compléter.

Stéphane Guerry

Erratum (22 oct.) : Guillermo, avec lequel j’ai échangé sur ce sujet avant publication, vient de donner son propre éclairage sur Radical Chic avec son style caractéristique.



L’avenir des affaires publiques ? peopleïsation et cinéma !
octobre 16, 2006, 12:49
Filed under: communication, Futur, Influence

Gore cover

Avec le film Indigène qui fait changer M. Chirac d’avis,
Avec les députés français qui « réalisent » (!?) qu’il faut faire quelque chose pour le développement durable et le réchauffement climatique après avoir vu, An inconvenient Truth le documentaire d’Al Gore (ou plutôt la vidéo qui le film en train de faire sa conférence sur le réchauffement climatique)
sorti en France sous le nom de « Une vérité qui dérange »,
On peut se demander si l’avenir des affaires publiques sera composé d’alliances avec les studios de productions cinématographiques et les agents d’artistes ou de leaders internationaux.

Certains y verront une stratégie « NGOtoCtoP » (ONG to Consumer to Politic), soit une version politique du « BtoCtoB » (Business to Consumer to Business), c’est à dire le fait de prendre à témoin l’opinion publique pour influer sur une décision d’entreprise. J’y vois en fait aussi le besoin pour les métiers du lobbying de produire de plus en plus en contenu experts, de qualité (dans le fond comme dans le traitement et l’accessibilité) : les lobbyistes aussi vont devenir des médias.

Stéphane Guerry



Le post plein d’espoir de la semaine : Une entreprise française et un organisme de microcrédit s’associent pour proposer un modèle économique solidaire aux entrepreneurs des pays en développement
octobre 15, 2006, 2:58
Filed under: économie solidaire, espoir, Futur

Les Echos l’avaient déjà annoncé le 3 octobre. L’attribution du prix Nobel de la paix à Muhammad Yunnus suivi de sa décision de reverser une partie de l’argent de son prix (1,1 million d’euros) à la Grameen Danone Foods remet cette initiative sur le devant de la scène.

Yunus

Le « leader mondial des produits laitiers frais » s’est en effet associé à l’organisme de microcrédit Grameen Bank pour expérimenter un nouveau « business model unique de proximité » au Bangladesh dès le mois de novembre.

Grameen Bank accorde déjà des microcrédits (120 $ en moyenne) à 5,8 millions de clients dans le monde entier (dont 96% sont des femmes avec la responsabilité d’une famille), clients emprunteurs qui deviennent actionnaires de la banque. Grameen Bank accorde 500 millions de $ de prêt chaque année pour financer des projets générant un revenu, l’accès au logement ou à l’éducation.

Le projet de Grameen Danone Foods a une toute autre ambition. En proposant et le financement mais aussi le concept et le business modèle pour l’entrepreneur, l’ambition vise en fait la réduction de la pauvreté et l’accès à « une alimentation saine (par les) populations défavorisées souffrant de carences nutritionnelles » :

  • un microcrédit finance l’achat de vaches, la récolte du lait et la livraison des pots de yahourt,
  • un système de distribution qui repose sur des livreurs à vélos et à rikshaws (et non des camions) et 2000 femmes baptisées les grameen ladies qui assurent ensuite le porte à porte chez les plus démunies (là où les industriels ne peuvent pas assurer la distribution)
  • des formations professionnelles adaptées pour les membres des communautés locales
  • à terme, non pas une usine mais une cinquantaine, toutes de très petite taille, couvrant chacune des microrégions, là où, dans le système actuel, seulement deux usines permettent de couvrir le pays.

A encore plus long terme, c’est une centaine d’usine qui sont prévues, avec « un potentiel de 2 milliards de clients. Notre objectif à terme est de toucher en plus les 3 milliards de consommateurs, qui ont moins de 2$ par jour pour vivre ».

Une initiative qui montre que l’appel de sinvestir.org est peut-être naïf, mais pas si utopique que ça.

Précision : Euro RSCG C&O participe gracieusement à la communication d’organismes de microcrédit mais l’agence n’est pas à l’origine de l’initiative présentée ci-dessus.

Stéphane Guerry



Internet et politique : Democratie.fr, Comment Internet bouscule la politique, sa communication et sa pratique (synthèse du débat du Monde)
octobre 10, 2006, 9:42
Filed under: communication, Influence, politique et élections

Democratie.fr

Comment Internet bouscule la politique, sa communication et sa pratique

Débat du Monde

Le 09/10/06 – Théâtre du Rond Point

1. Brice TeinturierDGA TNS Sofres ; directeur du département Stratégies d’opinion

« Comment Internet bouscule la politique, sa communication et sa pratique ? »

  • Autonomisation accélérée des citoyens par rapport aux faits de société.
  • Accélération de la circulation des idées et arguments
  • Obligation de répondre pour l’homme politique interpelé
  • Les citoyens parlent, produisent eux-mêmes du contenu et des arguments.

Poids d’Internet ?
Comment les français s’informent sur les programmes des politiques ?

(Etude TNS-Sofres réalisée les 4 et 5 oct. auprès de 1 000 personnes de 18 ans et plus)
TV : 84%
Presse : 58%
Radio : 41%
Proches : 28%
Internet : 16%
Emission humour (Nul Par Ailleurs) : 11%
Livres politiques : 4%

(Corrections apportées le 15 oct. après publication des résultats de l’étude dans Le Monde)

Internet : pas de rupture en termes de catégorie socioprofessionnelle, ni de bord (gauche/droite) mais rupture d’âge : + fort sur les jeunes
28% des 25-34 ans citent l’Internet
26% des 18-44 ans
16% des 35-49 ans 
5% après 65 ans

Parmi les 16% des Français qui s’informent par Internet, 3% des français disent y aller tous les jours (soit 1% de l’échantillon) et 15% plusieurs fois par semaine.
« C’est peu mais non marginal. »

Internet, info complémentaire ou principale ?
8% (des 16%) (soit 4% de l’échantillon) font d’Internet la source d’info par excellence pour la politique (soit 1M à 1,2M de français).

46% (soit 42% de l’échantillon) y voient une source d’info comme une autre

39% (soit 29% de l’échantillon) une source importante


2. Bruno Patino – Président de Télérama ; Directeur du Monde interactif, leMonde.fr

2 illusions balayées par rapport à 2002

  • Le contrôle de l’agenda politique : mauvaise adéquation des thèmes abordés sur lemonde.fr avec les préoccupations individuelles avant le référendum sur le projet de Constitution Européenne
  • L’audience muette : discussion et critiques des lecteurs mais agrégation des gens qui pensent la même chose et finalement pas vraiment de débat ?

C’est aussi la fin du corps intermédiaire à vers une démocratie plus directe ? une volonté de certains, notamment des plus jeunes.

En tous cas, discutent au même niveau des corps intermédiaires (leMonde.fr) et des individus (Etienne Chouard).

3. Etienne Chouard – Professeur de Lycée à Marseille – ancien professeur de droit ; artisan du « non » au référendum
[visiblement encor ému de son « aventure », touchant de sincérité et d’engagement désintéressé]

C’est L. Fabius qui a réveillé la conscience d’Etienne Chouard qui était en début pour le oui.

Des centaines d’heures d’analyses, de simplification pour une note d’une dizaine de pages. Version corrigée par les premiers lecteurs.

Crédibilité car :

  • prof (pédagogie, simplification) et ancien prof de droit*
  • « rien à gagner », pas un « politique »
  • pas de ton polémique et provocateur

Une pluie de mails tous les soirs. 12 000 mails en 2 mois. 800 mails après le passage au 20H de TF1.

Des français ont l’impression de ne pas pouvoir s’exprimer, de ne pas pouvoir dire qu’ils ne sont pas d’accord avec les options qui leur sont offertes.

Un succès qui repose aussi sur le fait que les gens n’ont pas la possibilité de lutter contre ce qu’ils considèrent être – à tort ou à raison – « des abus de pouvoir ».

Etienne Chouard travaille maintenant sur un Plan C : un projet de constitution en mode collaboratif à travers un wiki ouvert à tous depuis janvier.

Environ 1000 personnes par jour « même si très peu participent vraiment »


4.
Vincent Feltesse – Secrétaire national du PS – 230 000 adhérents – en charge d’Internet


« Internet demeure très marginal » :

  • 10 à 20 000 visiteurs par jour sur des sites comme ceux du PS, UMP et désir d’avenir.
  • Internet constitue surtout une bouffée d’oxygène (loi de 90)
  • Effet loupe des médias
  • 80 000 nouveaux adhérents entre janvier 2006 et jusqu’au 1er juin (la plupart venant par Internet)
  • et 15 000 nouveaux adhérents depuis le 1er juin (en sachant que ces derniers ne pourront pas voter pour choisir le candidat du PS)

Internet oblige les politiques à une transparence et à faire face à la traçabilité de leur propos.


5.
Thierry Solere – Responsable du site Internet UMP – 300 000 adhérents

  • nouvelle manière de parler aux français
  • nouvelle manière d’écouter les français
  • nouvelle manière de mobiliser les français


Parler : nouvelle manière complemantaire, elle ne remplace pas les autres. 5000 personnes venues pour Sarkozy à la salle Gaveau. 93 000 personnes l’ont vu ensuite sur Dailymotion

Ecouter : les commentaires sur le blog (jusqu’à 1000) sont utilisés plus pour prendre la température que pour un sondage représentatif.

Mobiliser : permet de faire plus simplement des consultations d’adhérents (pose néanmoins le problème de l’identification). Mise à disposition des outils permettant à chacun de faire campagne autour de lui.


6. Young-Shim Park – correspondante en France de OhMyNews, journal citoyen coréen en ligne, 1er journal en ligne en Corée du Sud

Né le 02/2000 : symbole d’une 2ème génération de média démocratique.

Le journal a poussé Roh Moo-hyun, candidat à la présidentielle en Corée du Sud.

Forte mobilisation des lecteurs (1 à 2M par jour), notamment « la génération des 386 » (nés dans les années 60, trentaine en 90), face aux 3 journaux conservateurs.

70 à 80 journalistes dans le monde + « new guerilla » organisation : 38 à 40 000 reporters citoyens (et 120 ? à l’étranger)

5ème média le plus consulté au monde (mais surtout des coréens)

 

7. Isabelle Falque-Pierrotin – Déléguée générale du forum des droits sur Internet et Commissaire de la CNIL

Aux US :

  • site d’échange de voix entre Etats
  • site permettant de savoir ce que son voisin de palier a fait comme donation.


8.
Pierre Rosanvallon – Président du cercle de réflexions La république des idées


Internet est une forme politique :

  • un rôle de surveillance, de veille
  • permet vigilance, dénonciation, correction

3 dimensions dans la démocratie :

  • prendre la parole
  • débattre ensemble
  • agir en commun

Prendre la parole ?

Certes, l’accès s’est démocratisé provoquant d’ailleurs :

  • perte de distinction public / privé
  • redéfinition de l’opinion (plus de corps intermédiaires)

Mais quels sont les mécanismes de polarisation, de circulation de l’info, d’agrégation pour produire du corps social ? « je me pose la question »

Débattre ensemble ?

Le débat doit permettre la délibération : pouvoir changer son point de vue après les avoir confrontés aux avis les plus contradictoires.

Or, les communautés qui se forment sont relativement homogènes et permettent donc d’éviter la confrontation et la polarisation (les médias traditionnels en revanche produisent et provoquent toujours ce débat). Internet est un média d’agrégation plus que d’arbitrage.

Agir en commun : Internet favorise la constitution de communautés négatives (anti, alters) plutôt que positives.

Donc, Internet donne des chances nouvelles à la démocratie mais présente en parallèle de nombreuses ambiguïtés.

*****************

Débat et questions :

Une opposition intéressante :

Pour Vincent Feltesse (Maire PS), Internet n’est encore qu’un média émergent.
Pour Bruno Patino (Télérama, LeMonde.fr), Internet est plus qu’un média émergent : c’est pour beaucoup et surtout les – de 35 ans un univers dans lequel ils baignent et à travers lequel ils découvrent les autres médias.

Isabelle Falque-Pierrotin (forum des droits sur Internet) : « J’ai entendu : pour le PS « Internet est une bouffée d’air », pour l’UMP, « Internet, c’est pas cher » ».

 

Sondage réalisé auprès d’Internautes représentatifs de la population française
(Etude TNS Sofres)

78% considèrent qu’Internet est un bon moyen d’améliorer la démocratie
59% pensent qu’Internet peut contribuer à réconcilier les français avec les élus
78% pensent qu’Internet paut contribuer à comlber le retard en matière de e-democratie

Source et information privilégiée pour s’informer
(Etude TNS Sofres)

Tv : 48%
Presse : 17%
Internet : 16% (mais 22% chez les jeunes)
Programme du candidat envoyé par courrier : 11%
Radio : 8%

[N’hésitez pas à me corriger ou me compléter – Stéphane Guerry]