Mediapedia


Le pouvoir du Dislike

Le manifeste est ici : www.thepowerofdislike.com

Les principaux acteurs du Web, à coups de « Like » et de « +1 » enferment les relations dans un monde faux et superficiel où l’ « amour » et l’engagement perdent autant leur sens que leur valeur, au détriment de la valeur des marques à terme.

  1. Marques, acteurs du web, agences ! Nous avons tous intérêt à promouvoir la diversité des opinions et la neutralité d’Internet.
  2. Les marques doivent déjà accepter qu’on ne débute pas une conversation et une relation durable en demandant d’abord à être aimé : ouvrez vos pages, vos sites et vos contenus sans demander à être « Liké » au préalable. Il faut en finir avec ce chantage aux « sentiments » (la nouvelle Timeline de Facebook ne le permet d’ailleurs déjà plus).
  3. Mais au delà, le droit d’un consommateur à exprimer son désintérêt comme son désaccord est et devrait rester un droit fondamental et inaliénable.
  4. Les grands acteurs du web et des réseaux sociaux ont certes contribué à créer du lien entre les marques et les gens. Mais à trop vouloir policer et positiver les relations, Internet en particulier, et le monde en général s’appauvrissent, du point de vue des idées, de la pluralité des opinions, mais aussi des savoirs et des relations. Il en va de même pour les marques.
  5. S’y opposer est inutile, des solutions d’expressions du désaccord ou d’un avis différent émergent et continueront d’émerger aussi forts que la poussée d’Archimède exerce une force contraire. Plus grave, en s’y opposant, nous contribuons à construire une bombe sociale à retardement.
  6. Seule la possibilité donnée aux consommateurs d’exprimer leur désaccord et mécontentement permet aux marques de se corriger et de s’améliorer avant que la contestation n’ait besoin de devenir massive.
  7. La critique encouragée est un formidable moyen pour les marques d’améliorer ses produits et services, de mieux servir ses consommateurs, et donc d’accroître la valeur de la marque à terme.
  8. Nous, acteurs du web, marques et agences, devrions être les premiers et plus fervents défenseurs de modes d’expression différents et critiques, plutôt que les promoteurs d’un pensée monolithique et univoque.
  9. Les marques qui ne le comprennent pas en verront tôt ou tard le revers de la médaille. Celles qui l’auront compris le plus tôt en tireront des bénéfices concurrentiels.
  10. A ce titre, la mise à disposition de boutons « Dislike » et « -1 » est le symbole certes insuffisant (car encore trop binaire et bipolaire) mais nécessaire pour que les marques découvrent le pouvoir du Dislike.


Quel droit de cité pour les entreprises sur Wikipédia ?
juin 10, 2008, 6:17  
Filed under: Web, communication, Influence | Tags: , , , , ,

L’étude que nous menons tous les 6 mois depuis 2006 sur la place – le ranking – de Wikipédia dans les résultats de Google concernant les entreprises du CAC40 et leur dirigeant, montre, s’il en était besoin, que cette place est de plus en plus proche des premiers résultats :

  • 39 entreprises du CAC 40 voient l’article Wikipédia les concernant positionné sur la 1ère page de Google
  • 29 dirigeants du CAC 40 voient l’article Wikipédia portant sur leur biographie arriver en 1ère position sur Google

Voir l’étude complète : Etude Euro RSCG C&O, Entreprises du CAC40, dirigeants et Wikipédia

Cette étude confirme l’influence croissante que prennent Wikipédia et les internautes sur l’image des entreprises.

Cela pose la question de la place des entreprises dans les contributions à Wikipédia.

Les premières tentatives, certes maladroitesEtude Euro RSCG C&O, Entreprises du CAC40, dirigeants et Wikipédia, ont été perçues comme de l’ingérence et ont débouché, en Allemagne, sur une intervention publique des organisateurs pour demander aux entreprises de ne pas intervenir sur les articles eux-mêmes et de se limiter au forum de discussion associé.

Cette proposition – qui ne tient absolument pas compte du fond (c’est-à-dire des faits) – ne me semble pourtant pas viable à terme.

La question n’est pas tant celle de la fiabilité de Wikipédia (il a déjà été démontré qu’un même évènement pouvait avoir été vu de différentes manières par différents acteurs), mais bien plus celle de la situation de monopole de fait.

La description des entreprises sur Wikipédia ne peut être laissée aux seuls « volontaires » sous peine de voir Wikipédia se transformer en lieu de contestation et de règlements de compte dès qu’il s’agit de marque et d’entreprise et de dirigeants d’entreprise.

C’est la raison pour laquelle nous proposons de définir un format clairement identifiable pour les entreprises (ou les dirigeants sur leur propre article) : NDLE pour Note De l’Entreprise, comme il existe Note De La Rédaction dans la Presse.

L’idée est d’afficher clairement que la contribution qui suit est celle de l’entreprise.

Cette contribution devant néanmoins être apportée dans le strict respect des règles de principe de neutralité et d’objectivité de Wikipédia.

Certains seront tentés de nous taxer d’une volonté d’ingérence. Mais qui croît encore qu’une personne privée qui prend le temps d’écrire tout ce qu’elle sait où pense savoir sur un dirigeant ou une entreprise, le fait de manière désintéressée et qu’elle peut être neutre et ne pas devenir partie prenante ?

Alors, je vous le demande, quel droit de cité pour les entreprises sur Wikipédia ?

L’article de Challenges.fr

Mise à jour le 11 juin 2008 :

Je me permets d’apporter quelques précisions compte-tenu de quelques inexactitudes que j’ai pu lire ici et là. J’essaierai de rester neutre et objectif :)

- la fiabilité de Wikipédia n’est pas en cause et n’est pas l’objet de l’étude (la référence à d’autres études l’ayant fait est une erreur)

- l’étude rend hommage à la force de Wikipédia

- aucune entreprise ne s’est déclarée « agacée » par Wikipédia dans notre étude

- NDLE n’est ni un passe-droit, ni un droit de réponse, nous avons utilisé le terme de « droit de cité » mais il s’agit avant tout d’afficher clairement lorsque c’est l’entreprise qui contribue

- je comprends que certains aient des doutes sur la capacité des entreprises (et des agences de communication) à rester « neutres et objectives ». Elles devront apprendre. Si elles ne le sont pas, leurs contributions n’ont rien à faire sur Wikipédia

- Wikipédia a tout à gagner à une meilleure identification des sources (surtout s’il s’agit du sujet lui-même) en particulier crédibilité et enrichissement

- je comprends que l’on puise ne pas être d’accord avec cette "proposition". Il s’agit avant tout d’ouvrir un débat public et de voir émerger des propositions constructives (merci aux premiers contributeurs ci-dessous).  Je remercie également les représentants de Google d’avoir accepté spontanément d’en débattre avec nous.



Le Blog decrypt-crise : les crises décryptées
mai 16, 2007, 8:18  
Filed under: communication, Friends & colleagues, Influence

Yves Jambu-Merlin , Partner chez EURO RSCG C&O, vient d’ouvrir un blog où il analyse les crises.

Ce matin, il se fait une amie au MEDEF.



Participation à "Le Web 2.0 et l’avenir de la veille"
mai 15, 2007, 2:43  
Filed under: communication, Futur, Influence, interactive, Usages & Comportements, Web

L’association rE-veille organise un petit-déjeuner débat sur l’avenir de la veille. Il aura lieu le 24 mai à 8h15 au Village Orange, à Arcueil au 1, avenue Nelson Mandela.

Je participerai au débat, animé par Virginie Robert du journal Les Echos, aux côtés de

-         Rémi Guilbert (fondateur de Human to Human)

-         Luc Legay (Fondateur du projet RU3 et NewsMe.org)

-         Thierry Maillet (Consultant en marketing, chroniqueur au Nouvel Economiste et enseignant)

-         Bertrand Simon (Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste des nouveaux médias)

 

Tout le programme de "Le Web 2.0 et l’avenir de la veille"

 

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Loïc Le Meur soutient Ségolène Royal sur Second Life !?
février 5, 2007, 11:21  
Filed under: communication, espoir, Influence, politique et élections, Usages & Comportements

Loïc Le Meur Second Life

Loïc, on me signale que tu (ou tout du moins Loïc Radio) soutiens Ségolène Royal dans Second Life sur son 748ème comité local au cri de ralliement de « Ségolène, notre reine » !?

Tu t’es fait piéger avec un cri sorti de son contexte ou ton « toi-virtuel » est en désaccord avec ton toi dans la vie réelle ? :)

Loïc Le Meur Second Life

(mise à jour 5 février 2007 à 17h50) Je me demande si je n’aurais pas lancé une mauvaise mode du piégeage dans Second Life là…



Désirs d’avenir de Ségolène Royal est un repaire de call girls dans Second Life
janvier 27, 2007, 6:19  
Filed under: communication, Influence, politique et élections, Usages & Comportements

… A défaut de démocratie participative, Désir d’Avenir fait tourner la machine à rêve et l’économie.

J’ai hésité toute la semaine avant de publier ce post.

Je tente de décrypter, sur ce blog, l’évolution des différentes formes de communications, la plupart du temps liées aux nouveaux média.

Et, prendre la parole sur un ou une candidate à la présidentielle comporte souvent le risque que le lecteur soit tenté par une lecture partisane de l’article, celle où, à travers l’attaque de sa communication, c’est le candidat que l’on voit attaqué.

Ce n’est pourtant pas le cas.

Et ayant déjà critiqué la communication de Nicolas Sarkozy, on pourra y voir un 1 partout… (Quoique… allez, je me ferai bien aussi son Discosarko: penser que ce genre de débilité peut faire basculer des votes, c’est – continuer d’ – afficher un profond mépris pour les Français. Ca peut circuler parce que ça fait marrer certains, mais pour un candidat qui souffre plutôt d’une surexposition et de son trop plein d’énergie, ce pas de danse organisé est un faux pas !)


Mais revenons au comité local Désirs d’Avenir créé sur Second Life. Il s’agit du 748ème comité local est il a été inauguré par Ségolène Royal le 13 janvier 2007.

Cela fait plusieurs mois que j’y ai mon propre avatar et que nous étudions le « phénomène » Second Life.

Mardi dernier, je suis allé faire un tour sur ce 748ème comité local.

Second Life Désirs d’Avenir

J’y ai trouvé une dizaine d’avatars dont les « organisateurs », des Fabuisiens, des Lepenistes et surtout des call girls, mais du débat, je n’en ai pas trouvé.


Je ne fus pas très surpris de la pauvreté des débats.

D’une part, je ne crois pas à la démocratie participative : ces débats ouverts accessibles à tous derrière un ordinateurs attirent toujours les militants les plus proches et ceux qui sont le plus éloignés de la cause. Au final, un cocktail d’invectives qui fusent et de débat réduit à zéro qui fait fuir les quelques curieux qui étaient venus pour voir.

D’autre part, Second Life ne se prête pas au débat (ça se prête à beaucoup de choses comme on va le voir plus bas, mais pas au débat). La parole étant limitée au chat, on n’obtient que des bribes de phrases impossibles à suivre et trop faciles à polluer.

 

Au final, le seul débat engagé l’a été avec les call girls qui squattent l’espace pour racoler.

Second Life

 

Ici, une retranscription des discussions et des images du lieu:
Screen shot Désir d’avenir
A gauche, le débat (dont on peut juger de la qualité), à droite, ma conversation « privée » avec une certaine « Lapinoou Minelli » qui m’avait abordé au milieu des échanges.

Stéphane Guerry



Ce que je retiens de LeWeb3 à froid : 5. trois présentations dignes d’intérêt
décembre 17, 2006, 7:56  
Filed under: communication, Futur, Influence, interactive, LeWeb3, Usages & Comportements, Web

5. trois présentations dignes d’intérêt

- Des chiffres démographiques de Second Life donnés par Glenn Fisher, Marketing Director Linden Lab, enfin !

- L’invitation à l’anniversaire a perdu de son rôle social chez les jeunes.

Ce n’est pas de Danah Boyd mais c’est dans sa présentation.

L’ajout à la liste des amis dans MySpace (le Top8) a déjà remplacé aux Etats-Unis l’invitation à l’anniversaire comme attitude passive / agressive de socialisation (sorte de carotte ou menace planante utilisée pour se faire accepter de son groupe social, notamment sur le terrain de jeu) :

"As a kid, you used your birthday party guest list as leverage on the playground. ‘If you let me play I’ll invite you to my birthday party.’ Then, as you grew up and got your own phone, it was all about someone being on your speed dial. Well today it’s the MySpace Top 8. It’s the new dangling carrot for gaining superficial acceptance.

Taking someone off your Top 8 is your new passive aggressive power play when someone pisses you off." – Nadine

- Létude IPSOS The impact of blogs and user generated content in Europe par Alexis Helcmanocki, je l’avais manquée celle-ci !

 

Stéphane Guerry




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