Mediapedia


Solidarité et entertainment : L’ONU édite un jeu vidéo pour faire la promotion du Programme Alimentaire Mondial
novembre 2, 2006, 10:50
Classé dans : Influence, communication, espoir, économie solidaire

 Food Force

 

Après le film d’Al Gore pour faire pression sur les gouvernements sur le changement climatique, c’est l’ONU qui rentre de plein pied dans la « société du spectacle » avec Food Force : un jeu vidéo pour faire connaître son Programme Alimentaire Mondial.

De quoi toucher les jeunes directement (et indirectement avec un programme spécial pour les enseignants).

Belle initiative.

Plus de jeux vidéos « éthiques » chez Veille technologique et innovation et plus d’info sur les jeux à responsabilité éducative et sociale chez Empyrée

Via : Elle (ben oui…)

Stéphane Guerry



Le post plein d’espoir de la semaine : Une entreprise française et un organisme de microcrédit s’associent pour proposer un modèle économique solidaire aux entrepreneurs des pays en développement
octobre 15, 2006, 2:58
Classé dans : Futur, espoir, économie solidaire

Les Echos l’avaient déjà annoncé le 3 octobre. L’attribution du prix Nobel de la paix à Muhammad Yunnus suivi de sa décision de reverser une partie de l’argent de son prix (1,1 million d’euros) à la Grameen Danone Foods remet cette initiative sur le devant de la scène.

Yunus

Le « leader mondial des produits laitiers frais » s’est en effet associé à l’organisme de microcrédit Grameen Bank pour expérimenter un nouveau « business model unique de proximité » au Bangladesh dès le mois de novembre.

Grameen Bank accorde déjà des microcrédits (120 $ en moyenne) à 5,8 millions de clients dans le monde entier (dont 96% sont des femmes avec la responsabilité d’une famille), clients emprunteurs qui deviennent actionnaires de la banque. Grameen Bank accorde 500 millions de $ de prêt chaque année pour financer des projets générant un revenu, l’accès au logement ou à l’éducation.

Le projet de Grameen Danone Foods a une toute autre ambition. En proposant et le financement mais aussi le concept et le business modèle pour l’entrepreneur, l’ambition vise en fait la réduction de la pauvreté et l’accès à « une alimentation saine (par les) populations défavorisées souffrant de carences nutritionnelles » :

  • un microcrédit finance l’achat de vaches, la récolte du lait et la livraison des pots de yahourt,
  • un système de distribution qui repose sur des livreurs à vélos et à rikshaws (et non des camions) et 2000 femmes baptisées les grameen ladies qui assurent ensuite le porte à porte chez les plus démunies (là où les industriels ne peuvent pas assurer la distribution)
  • des formations professionnelles adaptées pour les membres des communautés locales
  • à terme, non pas une usine mais une cinquantaine, toutes de très petite taille, couvrant chacune des microrégions, là où, dans le système actuel, seulement deux usines permettent de couvrir le pays.

A encore plus long terme, c’est une centaine d’usine qui sont prévues, avec « un potentiel de 2 milliards de clients. Notre objectif à terme est de toucher en plus les 3 milliards de consommateurs, qui ont moins de 2$ par jour pour vivre ».

Une initiative qui montre que l’appel de sinvestir.org est peut-être naïf, mais pas si utopique que ça.

Précision : Euro RSCG C&O participe gracieusement à la communication d’organismes de microcrédit mais l’agence n’est pas à l’origine de l’initiative présentée ci-dessus.

Stéphane Guerry



Le post plein d’espoir de la semaine : Le manifeste de l’économie solidaire de sinvestir.org
septembre 24, 2006, 5:06
Classé dans : espoir, la vie, économie solidaire

Lu dans Le Monde daté de vendredi 22 septembre 2006, « dix propositions concrètes pour développer un « tiers-secteur» plein de promesses. Si chacun s’y met, on peut créer en abondance des emplois non délocalisables, des services à tous et du lien social. »

Les rédacteurs et signataires de cet appel interpellent en fait tous les acteurs pour développer une économie solidaire de proximité :

« 1. Citoyen, vivez solidaires. (…)

2. Salariés, épargnez solidaire. (…)

3. Etudiants, actifs, militants associatifs, devenez entrepreneurs solidaires. (…)

4. Collectivités publiques, achetez solidaire. (…)

5. Régions, contribuez au développement de l’économie solidaire. (…)

6. Départements, appuyez-vous sur l’économie solidaire pour employer des personnes en grande difficulté. (…)

7. Financiers, prenez des risques sur l’économie solidaire. (…)

8. Entreprises, coopérez avec l’économie solidaire. (…)

9. Syndicats, impliquez-vous dans l’économie solidaire. (…)

10. A l’Etat enfin de lancer un plan en faveur de l’économie solidaire et de le respecter. (…) »

« L’économie solidaire de proximité a l’ambition, non pas bien sûr de remplacer l’économie de marché, mais de s’attaquer aux problèmes des plus démunis et aux besoins individuels et collectifs délaissés par le marché et l’État. A travers cette solidarité active, nous voulons manifester notre résistance à la fatalité, et notre confiance dans le progrès social et la démocratie. (…) À nos concitoyens qui redoutent de perdre toute prise sur leur futur et sur l’avenir de leurs enfants, nous envoyons un message de confiance : l’économie solidaire est créatrice de nouveaux emplois et porteuse de grands espoirs. »

Intégralité du manifeste sur www.sinvestir.org et plus précisément ici en pdf.

Cette campagne nationale s’appuie également sur un « meeting grand public le 7 décembre prochain à la Mutualité à Paris ».

Pour commencer dès maintenant, voici Kiva, un site qui vous permet de prêter de l’argent directement à des entrepreneurs qui vous présentent leur projet et besoins en investissement. Le Peer 2 Peer du microcrédit (Source : l’excellent Springwise et Seth Godin)

Logo Kiva

PS : D’après Technorati et Feedster, personne ne se serait fait le relais de ce manifeste dans les blogs à ce jour.

PPS : De l’autre côté de l’atlantique, Bill Clinton a choisi une autre méthode pour changer le monde et la solidarité. L’ancien président a tenu la seconde édition de son propre sommet mercredi 20 septembre, la Clinton Global Initiative, sorte de Forum de Davos de l’humanitaire où les plus grands diplomates et fondations humanitaires du monde ont du prendre des engagements (contre la pauvreté, le sida, le réchauffement climatique et les conflits ethniques). Ceux qui ne tiennent pas leurs engagements ne sont pas réinvités.

PPPS : plus de liens sur le micro-prêt sur cette jolie page html 0.7

Stéphane Guerry