Mediapedia


LeWeb3 hacké ou pris en otage ? en tous cas Nicolas Sarkozy s’est exprimé

Je vais peut-être vous étonner mais, moi, je crois en la sincérité naïve de LLM quand il a invité les candidats dont celui qu’il soutient, Nicolas Sarkozy.

Non, je ne crois pas que c’était prémédité et qu’il s’agit d’une manipulation politico-communiquante.

Je crois que Loïc y a vu une formidable opportunité de démontrer la puissance du phénomène (qu’on l’appelle blogosphère ou web2.0).

Toujours est-il que nous venons d’être tous pris en otages.

Nicolas Sarkozy est venu en ami de Loïc (auquel il s’est adressé directement à plusieurs reprises) avec une horde de journalistes : un véritable mur qui est venu se mettre entre lui et le premier rang.

Une quinzaine de minutes de discours où Nicolas Sarkozy est venu nous « dire franchement » un certain nombre de choses :

Qu’il voulait faire d’Internet l’un des 4 ou 5 secteurs prioritaires de son effort de recherche.

Qu’il n’acceptait pas que l’on ait à faire la queue dès 9h devant la bibliothèque Sainte Geneviève pour espérer entrer à 12h.

Nicolas Sarkozy, sur sa lancée, s’est même fait peur en lisant « Chacun peut devenir journaliste à la place des journalistes ». Comprenant ce qu’il venait de lire (et que le rédacteur de ce discours s’était tout de même un peu lâché…) mais voyant que le public, bien briefé sur son attitude respectueuse et les journalistes, sans doute trop occupés, ne réagissaient pas, il avala un « bloops » avec un sourire et continua comme si de rien n’était.

Il fut même applaudi à deux reprises par la salle alors qu’il tenait un discours libéral sur la liberté d’entreprise et sur le droit de s’enrichir dans ce pays.

Il finit par mettre cette foule devant sa responsabilité : « vous qui êtes en train de créer l’économie et le monde de demain veillez à ce que la technologie ne prenne pas le dessus sur l’homme ».

Le reste du discours doit être sur un site officiel…

La salle, qui était restée très respectueuse jusqu’ici a commencer à siffler et à huer lorsque Nicolas Sarkozy est parti sans même attendre les questions.

Apparemment, il avait été briefé sur la nécessaire traduction de sa prise de parole en français mais pas sur la règle du jeu de la blogosphère : participation et échange.

« Nous allons maintenant reprendre le cours des interventions » coupe tout de suite le speaker.

Fin de la prise d’otages.

PS : désolé pour le retard dans le live mais impossible d’uploader des photos dans wordpress cet après-midi



Musique : Abstinence ou boycott ?
octobre 26, 2006, 12:23
Classé dans : Futur, Usages & Comportements, antipub, espoir, la vie

Les distributeurs (Virgin et Fnac) reprocheraient aux maisons de disques l’utilisation des systèmes de protection sur les CDs.

Il serait temps de réagir.

Abstinence

J’achetais, il n’y a pas si longtemps, une dizaine de CD par moi. Passé au lecteur MP3 mais pas pour autant à l’achat en ligne (trop dématérialisé pour moi, à 34 ans, je suis encore nostalgique des pochettes de 33T!?) ni au téléchargement pirate (je considère que Sonic Youth ou Peter Von Poehl doivent être rémunérés pour leurs créations - mais 1) c’est plus facile à dire et à tenir pour Sonic Youth que pour Madonna ou Robbie Williams, 2) je ne donne de leçon à personne)

Toujours est-il que je n’achète pas de CD protégé (DRM). C’est devenu une sorte de règle. Si l’on met en cause mon intégrité et mes droits (celui de la copie privée) en pensant que je vais en faire une copie “collective”, alors, avec un certain dédain et mépris, j’ai décidé de ne plus acheter de CD protégé. Oh rien de revendicatif ni un acte social engagé, non. Mais tout de même une volonté de ne pas laisser bafouer mes droits sans pour autant aller manifester publiquement.

Du coup, je n’achète quasimenent plus de disques.

Alors ? abstinence ou boycott ?

En attendant, je me demande si les maisons de disques me font rentrer dans les stats de ces consommateurs qui achètent moins parce qu’ils se sont tournés vers le téléchargement illégal de musique. Si c’est le cas, elles se trompent et la prise de conscience tarde à venir.

Stéphane Guerry



L’avenir de wikipédia : ‘ndle’
août 3, 2006, 10:53
Classé dans : Influence, Web, antipub, communication

Logo WikipediaL’expérience de Siemens avec Wikipedia en Allemagne en a refroidi plus d’un (alors que le peu de réactions dans la blogosphère française m’étonne encore).

Le service Presse était passé sur la bio de son dirigeant, Klaus Kleinfeld, sur Wikipedia et avait effacé des passages qui ne lui plaisaient pas (ou qui ne lui semblaient pas juste, suivant le côté où l’on se place… :-).

La réaction des intervenants sur cette bio fut telle que les « organisateurs-modérateurs » ont du intervenir d’une part, pour momentanément bloquer l’accès à la modification de la bio, mais, plus important encore, une première, pour inviter publiquement les entreprises à ne pas venir modifier du contenu créé par d’autres et d’aller exprimer leur désaccord dans le forum afférent.

Dans le forum afférent !? Sauf que quasiment personne ne va voir dans ces forums ce qui s’y passe.

[Rappelons au passage que wikipedia ressort dèjà aujourd’hui dès le première page de résultats de Google quelque le soit le nom de grande entreprise recherché.]

Cette invitation à aller voir ailleurs et ce manque d’échange ne me semblent pas bénéfiques pour la qualité de l’info sur Wikipedia.

Je propose donc publiquement de mettre un place un microformat spécifique (lire à ce sujet Cyril Fievet ou InternetActu) afin que l’entreprise puisse, dans une certaine mesure apporter son point de vue ou un éclairage dans les descriptions qui la concernent, un droit de réponse 2.0 en quelque sorte.

A l’instar du déjà connu « ndlr » pour « note de la rédaction », je propose le « ndle », note de l’entreprise (ou « ndli » pour note de l’intéressé pour une personnalité).

Tous les avis et enrichissements constructifs sont les bienvenus….

Stéphane Guerry