Classé dans : Futur, Influence, LeWeb3, Usages & Comportements, Web, communication, interactive
5. trois présentations dignes d’intérêt
- Des chiffres démographiques de Second Life donnés par Glenn Fisher, Marketing Director Linden Lab, enfin !
- L’invitation à l’anniversaire a perdu de son rôle social chez les jeunes.
Ce n’est pas de Danah Boyd mais c’est dans sa présentation.
L’ajout à la liste des amis dans MySpace (le Top8) a déjà remplacé aux Etats-Unis l’invitation à l’anniversaire comme attitude passive / agressive de socialisation (sorte de carotte ou menace planante utilisée pour se faire accepter de son groupe social, notamment sur le terrain de jeu) :
“As a kid, you used your birthday party guest list as leverage on the playground. ‘If you let me play I’ll invite you to my birthday party.’ Then, as you grew up and got your own phone, it was all about someone being on your speed dial. Well today it’s the MySpace Top 8. It’s the new dangling carrot for gaining superficial acceptance.
Taking someone off your Top 8 is your new passive aggressive power play when someone pisses you off.” – Nadine
- Létude IPSOS The impact of blogs and user generated content in Europe par Alexis Helcmanocki, je l’avais manquée celle-ci !
Stéphane Guerry
4. L’Europe n’est pas en retard, la France encore moins
Arrêtons de complexer.
Le succès des blogs en France nous avait déjà donné une indication, cela se confirme : L’Europe n’est pas en retard, la France encore moins.
OUI, il y a eu de très bonnes interventions des US.
Mais il y en eu d’aussi bonnes du Danemark, de la Norvège de la Suède ou de la Finlande et d’autres pays d’Europe. Certains dans la salle en savaient parfois plus que ce qui était exposé dans les présentations ou ce qui ressortait des panels (d’où leur déception).
Qui a appris quelque chose des interventions attendues de Niklas Zennström (créateur de Skype et de Kazaa) sur le futur de l’Internet ou de Lorraine Twohill (Marketing Director EMEA Google) sur le futur de Google ?
De la première que l’on peut avoir des idées révolutionnaires pour des pans d’industrie entiers et rester très modeste, de la seconde qu’on aime les belles chaussures zèbrées chez Google peut-être…
OUI, les sociétés web les plus puissantes sont américaines
Mais il y a de la place pour de bonnes idées si elles suivent une tendance de société (que cette tendance soit locale ou globale ne change que le terrain de jeu, le potentiel de développement, et donc la valorisation et le type de prédateur potentiel).
Fon est née d’une initiative Barcelonaise, Netvibes, parisienne. Ce qui est sans doute plus frappant, c’est justement que ces deux derniers ne revendiquent pas spécialement de racines territoriales dans ce monde physique.
Par ailleurs, la ronde des start-up a montré la vivacité et la créativité des jeunes entrepreneurs français.
Stéphane Guerry
3. L’hypra connectivité, on en revient déjà
Alors qu’il devait y avoir dans la salle parmi les plus accros et les plus imprégnés de web et d’interactivité, moins de 10% de l’audience se sont déclarés connectés en permanence.
A mon avis, ce n’est pas une question de moyen (un peu de désintérêt pour une question censée faussement installer un peu d’interactivité avec la salle… peut-être plus), non, à mon avis, il s’agit d’un choix. Presque un retour d’expérience, celui d’une certaine qualité de vie.
Comment reconnaît-on une entreprise qui n’a pas su prendre la mesure de la révolution numérique et de ce qu’est une Entreprise 2.0 ?
Elle n’a pas encore distribué de blackberry à ses collaborateurs.
Et ces derniers risquent maintenant de refuser ce lien professionnel à la patte si « addictif ».
Stéphane Guerry
Et il y en avait même plein la présentation de Hans ;)
Il y a bien une bulle dans le web 2.0.
Il ne s’agit pas de la conclusion du panel consacré à ce sujet (puisque les intervenants étaient bien trop « impliqués » pour pouvoir reconnaître cette bulle), non, il s’agit de ma propre conclusion.
Les signes qui m’ont plus sérieusement inquiétés et convaincus :
- - le bal des start-ups venus chercher reconnaissance et investisseurs.
- - des noms avec « oo »… nous rappelant les meilleures années Kasskooye. Là, ça ne trompe personne et ça sent bien le réchauffé.
- - le niveau général, un peu essoufflé, un peu « au bout ». Les internautes créent du contenus, échange et construisent ensemble, oui mais ça semble finalement plus bénéficier aux communicants qui comprennent comment intégrer ce nouveau phénomène – donc pas tous - plutôt qu’aux investisseurs pour l’instant.
Stéphane Guerry
Classé dans : Influence, LeWeb3, Usages & Comportements, Web, communication, interactive
Ce que je retiens de LeWeb3 à froid
(… et au-delà de la polémique)
1. Les plus influents d’hier sont moins influents aujourd’hui
Bon d’accord, on l’avait peut-être déjà constaté avec les VIB (very important blogueurs) soutenant principalement DSK, et n’étant pas parvenus à « retourner » l’opinion (… ou tout du moins celui des adhérents au PS).
Mais Dave Sifry de Technorati nous en a donné une autre démonstration avec son désormais classique Etat de la blogosphère et son classement des sites les plus influents.
Là, où nous comptions 11 blogs parmi les 35 sites les plus influents en octobre 2005, Technorati n’en compte plus que 3 dans les 50 premiers un an après !!! Dave ne s’est pas attardé là-dessus et personne n’a soulevé cette question…

Mais quelle est la cause de cette soudaine disparition ?
Effet bulle ? Effet loupe des médias sur les blogs en 2005 ? Lassitude ? Médias traditionnels qui ont favorisé les « inbound links » en 2006 ?
Toujours est-il que s’il reste quelques influenceurs dans la blogosphère :
- ils ne sont peut-être pas si nombreux qu’on a pu laisser l’entendre
- ils sont éphémères : une position n’est pas acquise est peut se perdre rapidement. De la même manière, de nouveaux sites ou blogs peuvent émerger tout aussi rapidement (d’où la nécessité de surveiller ce qui se dit sur une marque ou un sujet en particulier).
- comme je l’ai déjà dit, il faut s’en tenir à des indicateurs précis pour mesurer l’influence (et certainement pas seulement le nombre de personnes dans leur sphère d’influence).
Stéphane Guerry

