Classé dans : Influence, Web, communication | Mots-clefs: CAC40, dirigeants, droit de cité, entreprises, eurorscg, Wikipédia
L’étude que nous menons tous les 6 mois depuis 2006 sur la place – le ranking – de Wikipédia dans les résultats de Google concernant les entreprises du CAC40 et leur dirigeant, montre, s’il en était besoin, que cette place est de plus en plus proche des premiers résultats :
- 39 entreprises du CAC 40 voient l’article Wikipédia les concernant positionné sur la 1ère page de Google
- 29 dirigeants du CAC 40 voient l’article Wikipédia portant sur leur biographie arriver en 1ère position sur Google
Voir l’étude complète : Etude Euro RSCG C&O, Entreprises du CAC40, dirigeants et Wikipédia
Cette étude confirme l’influence croissante que prennent Wikipédia et les internautes sur l’image des entreprises.
Cela pose la question de la place des entreprises dans les contributions à Wikipédia.
Les premières tentatives, certes maladroitesEtude Euro RSCG C&O, Entreprises du CAC40, dirigeants et Wikipédia, ont été perçues comme de l’ingérence et ont débouché, en Allemagne, sur une intervention publique des organisateurs pour demander aux entreprises de ne pas intervenir sur les articles eux-mêmes et de se limiter au forum de discussion associé.
Cette proposition – qui ne tient absolument pas compte du fond (c’est-à-dire des faits) – ne me semble pourtant pas viable à terme.
La question n’est pas tant celle de la fiabilité de Wikipédia (il a déjà été démontré qu’un même évènement pouvait avoir été vu de différentes manières par différents acteurs), mais bien plus celle de la situation de monopole de fait.
La description des entreprises sur Wikipédia ne peut être laissée aux seuls « volontaires » sous peine de voir Wikipédia se transformer en lieu de contestation et de règlements de compte dès qu’il s’agit de marque et d’entreprise et de dirigeants d’entreprise.
C’est la raison pour laquelle nous proposons de définir un format clairement identifiable pour les entreprises (ou les dirigeants sur leur propre article) : NDLE pour Note De l’Entreprise, comme il existe Note De La Rédaction dans la Presse.
L’idée est d’afficher clairement que la contribution qui suit est celle de l’entreprise.
Cette contribution devant néanmoins être apportée dans le strict respect des règles de principe de neutralité et d’objectivité de Wikipédia.
Certains seront tentés de nous taxer d’une volonté d’ingérence. Mais qui croît encore qu’une personne privée qui prend le temps d’écrire tout ce qu’elle sait où pense savoir sur un dirigeant ou une entreprise, le fait de manière désintéressée et qu’elle peut être neutre et ne pas devenir partie prenante ?
Alors, je vous le demande, quel droit de cité pour les entreprises sur Wikipédia ?
Mise à jour le 11 juin 2008 :
Je me permets d’apporter quelques précisions compte-tenu de quelques inexactitudes que j’ai pu lire ici et là. J’essaierai de rester neutre et objectif :)
- la fiabilité de Wikipédia n’est pas en cause et n’est pas l’objet de l’étude (la référence à d’autres études l’ayant fait est une erreur)
- l’étude rend hommage à la force de Wikipédia
- aucune entreprise ne s’est déclarée « agacée » par Wikipédia dans notre étude
- NDLE n’est ni un passe-droit, ni un droit de réponse, nous avons utilisé le terme de « droit de cité » mais il s’agit avant tout d’afficher clairement lorsque c’est l’entreprise qui contribue
- je comprends que certains aient des doutes sur la capacité des entreprises (et des agences de communication) à rester « neutres et objectives ». Elles devront apprendre. Si elles ne le sont pas, leurs contributions n’ont rien à faire sur Wikipédia
- Wikipédia a tout à gagner à une meilleure identification des sources (surtout s’il s’agit du sujet lui-même) en particulier crédibilité et enrichissement
- je comprends que l’on puise ne pas être d’accord avec cette “proposition”. Il s’agit avant tout d’ouvrir un débat public et de voir émerger des propositions constructives (merci aux premiers contributeurs ci-dessous). Je remercie également les représentants de Google d’avoir accepté spontanément d’en débattre avec nous.

Les plus :
-
Le networking
-
Le lieu, l’accès et le parking (bon, oui, j’étais en voiture)
Les moins :
-
Le wifi de Swisscom (tout du moins le premier jour)
- La bouffe (you, foreigners, please, do not imagine that we are eating this at home)
-
Le fond des présentations (rien de nouveau cette année franchement)
-
Peu de matière sur green technologies (pas seulement leur consommation électrique), sur – what’s next, sur l’impact de la géolocalisation, sur les enjeux de privacy (finalement peu abordé avec Dan Rose de Facebook)
-
L’absence d’invité surprise (franchement, Sarkozy, sous la forme « invité surprise », avait apporté beaucoup de piment.
-
Mais surtout, il manquait un projet / challenge commun lancé à tous, que l’on pourrait construire ensemble en contribuant pendant toute l’année (et pas simplement le programme où l’on retrouve finalement toujours les mêmes speakers;).
Most interesting:
-
networking
-
place and commodities
Most deceiving:
- Swisscom wifi access (the first daya t least)
- food (no, we, french, are not eating this bad at home)
- presentations’ content (what was really new after all? That’s nice to see Hans again or Joi Ito but they said nothing new- no last-minute VIP-speaker ;)
no challenge / project to build something altogether after leaving
Oups, j’ai posté un peu vite :
Make a link, video, etc. whatever linking to ninemillion.org :)
Classé dans : Futur, LeWeb3, Web | Mots-clefs: Creativecommons, JOIITO, LeWeb3, Vringo
La salle se remplit peu à peu mais il ne doit pas y avoir plus de 30% des participants dans la salle. Grosse fête hier soir ou grosse fatigue de la journée d’hier ? Pourtant, j’ai bien essayé de faire du teasing avec ton invité surprise Loïc…
Alors que le panel d’investisseurs se termine, je vais tout de même revenir sur quelques interventions d’hier.
Une présentation / pub pour Vringo qui permet de personnaliser l’environnement des services mobiles : une vidéo qui se joue sur le téléphone de notre correspondant en attendant qu’il décroche, et une vidéo se joue sur votre téléphone en attendant qu’il réponde. Possibilité de se créer un avatar également.
Une approche intéressante du prolongement se sa personnalité et de son apparence.
Présentation étonnante de Joi Ito sur les mondes virtuels mais surtout sur World of Warcraft (étonnante car j’ai assisté à la même présentation par un collaborateur de mon équipe il y a un mois, comme quoi les agences de com, même grandes, ne sont pas spécialement en retard)
J’apprécie son concept de 4 couches de l’Open Amateur innovation :
4. Creative Commons Connecting culture3. The Web – Connecting content2. TCP/IP – Connecting the network
1. Ethernet – Connecting computers
Joi fini son exposé par une présentation avec Creative Commons.
Ca fait maintenant une bonne heure que la salle s’est vidée (si, si les interventions et panels continuent mais les gens sont partis).
Du coup le wifi est à nouveau accessible.
Bon, il faut bien le dire, LeWeb3 commence à se mordre un peu la queue : quasiment les mêmes thématiques, les mêmes intervenants / amis de Loïc même lorsqu’ils n’ont rien de nouveau à dire. Plus ici
Bref, on est très contents d’être là et de se voir mais le plus intéressant se passe plutôt pendant le dej et les pauses.
Olivier, de Violet qui fait les Nabaztags, n’était pas présent l’année dernière, mais n’avait pas l’air très enthousiaste. Du coup, je suis un peu surpris d’y entendre Rafi Haladjan.
PS : très fort le Nabaztag qui peut lire un livre à mon enfant !
J’espère juste ne jamais avoir à m’en servir.
Verdic de Philippe Starck – qui parle 3 mots et demi d’anglais – sur le livre électronique d’Amazon qui lui est mis entre les mains :
« Le designer a manqué de courage et d’humilité, il n’a pas su suffisamment s’effacer au profit du contenu du device. En plus, on ne sait pas comment le prendre en main sans appuyer sur les boutons qui se trouvent sur les côtés ».
Il aurait aussi pu ajouter le manque de fonctions tactiles et l’écran noir et blanc qui en font un objet très années 90.
Sinon, pas grand-chose.
Vivement l’invité surprise de demain pour mettre un peu de piment.
Je profite de quelques ko de wifi pour vous faire part de la rumeur qui est en train de se propager dans les travées de la salle de conférence LeWeb3 @ Saint Denis.
D’après une source proche de Loïc, pour réveiller un événement en train de s’endormir, LLM aurait obtenu l’accord d’un invité surprise demain (à l’instar de Nicolas Sarkozy l’année dernière). Le colonel Kadhafi viendrait donc demain pour être interviewé par Loïc en personne.
Quelqu’un a une confirmation ?
Let me share with you a new buzz running at LeWeb3.
Loïc would already have obtained Col. Kadafi to come tomorrow for a special interview.
Any information anyone?
Yves Jambu-Merlin , Partner chez EURO RSCG C&O, vient d’ouvrir un blog où il analyse les crises.
Ce matin, il se fait une amie au MEDEF.
Classé dans : Futur, Influence, Usages & Comportements, Web, communication, interactive
L’association rE-veille organise un petit-déjeuner débat sur l’avenir de la veille. Il aura lieu le 24 mai à 8h15 au Village Orange, à Arcueil au 1, avenue Nelson Mandela.
Je participerai au débat, animé par Virginie Robert du journal Les Echos, aux côtés de
- Rémi Guilbert (fondateur de Human to Human)
- Luc Legay (Fondateur du projet RU3 et NewsMe.org)
- Thierry Maillet (Consultant en marketing, chroniqueur au Nouvel Economiste et enseignant)
- Bertrand Simon (Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste des nouveaux médias)
Tout le programme de “Le Web 2.0 et l’avenir de la veille”
Classé dans : Influence, Usages & Comportements, communication, espoir, politique et élections
Loïc, on me signale que tu (ou tout du moins Loïc Radio) soutiens Ségolène Royal dans Second Life sur son 748ème comité local au cri de ralliement de « Ségolène, notre reine » !?
Tu t’es fait piéger avec un cri sorti de son contexte ou ton « toi-virtuel » est en désaccord avec ton toi dans la vie réelle ? :)

(mise à jour 5 février 2007 à 17h50) Je me demande si je n’aurais pas lancé une mauvaise mode du piégeage dans Second Life là…
Classé dans : Influence, Usages & Comportements, communication, politique et élections
… A défaut de démocratie participative, Désir d’Avenir fait tourner la machine à rêve et l’économie.
J’ai hésité toute la semaine avant de publier ce post.
Je tente de décrypter, sur ce blog, l’évolution des différentes formes de communications, la plupart du temps liées aux nouveaux média.
Et, prendre la parole sur un ou une candidate à la présidentielle comporte souvent le risque que le lecteur soit tenté par une lecture partisane de l’article, celle où, à travers l’attaque de sa communication, c’est le candidat que l’on voit attaqué.
Ce n’est pourtant pas le cas.
Et ayant déjà critiqué la communication de Nicolas Sarkozy, on pourra y voir un 1 partout… (Quoique… allez, je me ferai bien aussi son Discosarko: penser que ce genre de débilité peut faire basculer des votes, c’est – continuer d’ – afficher un profond mépris pour les Français. Ca peut circuler parce que ça fait marrer certains, mais pour un candidat qui souffre plutôt d’une surexposition et de son trop plein d’énergie, ce pas de danse organisé est un faux pas !)
Mais revenons au comité local Désirs d’Avenir créé sur Second Life. Il s’agit du 748ème comité local est il a été inauguré par Ségolène Royal le 13 janvier 2007.
Cela fait plusieurs mois que j’y ai mon propre avatar et que nous étudions le « phénomène » Second Life.
Mardi dernier, je suis allé faire un tour sur ce 748ème comité local.
J’y ai trouvé une dizaine d’avatars dont les « organisateurs », des Fabuisiens, des Lepenistes et surtout des call girls, mais du débat, je n’en ai pas trouvé.
Je ne fus pas très surpris de la pauvreté des débats.
D’une part, je ne crois pas à la démocratie participative : ces débats ouverts accessibles à tous derrière un ordinateurs attirent toujours les militants les plus proches et ceux qui sont le plus éloignés de la cause. Au final, un cocktail d’invectives qui fusent et de débat réduit à zéro qui fait fuir les quelques curieux qui étaient venus pour voir.
D’autre part, Second Life ne se prête pas au débat (ça se prête à beaucoup de choses comme on va le voir plus bas, mais pas au débat). La parole étant limitée au chat, on n’obtient que des bribes de phrases impossibles à suivre et trop faciles à polluer.
Au final, le seul débat engagé l’a été avec les call girls qui squattent l’espace pour racoler.
Ici, une retranscription des discussions et des images du lieu:
Screen shot Désir d’avenir
A gauche, le débat (dont on peut juger de la qualité), à droite, ma conversation « privée » avec une certaine « Lapinoou Minelli » qui m’avait abordé au milieu des échanges.
Stéphane Guerry
Classé dans : Futur, Usages & Comportements, Web, communication, interactive, recrutement
Réaction à l’article des Echos d’hier sur le recrutement à l’horizon 2020 (Comment vous serez recrutés en… 2020)
Les experts interrogés ont dû se tromper de décennie :
- - MySpace n’existera plus en 2020 et aura été remplacé par autre chose
- - entre temps, les entreprises auront appris à gérer leur image employeur sur Internet bien au-delà de leur site recrutement et des job boards (ce dont elles se contentent encore trop souvent aujourd’hui)
- - je ne crois pas au « retour du papier ». Mais plutôt à des CV qui pourront être lus sur du epaper (un support électronique souple) intégrant vidéos, liens vers les sites des précédents employeurs, mais également vers les recommandations sur (le prochain) LinkedIn
- - en revanche, ce dont on reviendra sans doute d’ici là, ce sont ces sites / formulaires de dépôt de candidature qui formatent ces candidatures et brident la capacité des candidats à se différencier
- - enfin, je suis étonné qu’aucun des experts ne cite les réseaux sociaux comme des espaces de recrutement. Ils constituent déjà de formidables bases de compétences
- - ah, et un dernier oubli à mon sens : les mondes virtuels. Ces univers 3D sont à la fois le prolongement de nos vies réelles et le futur de la plupart des interfaces web. Ce sont dans ces mondes que se dérouleront les pré-entretiens et que les marques employeurs devront aussi être présentes… et bien avant 2020.
Vous ne croyez pas ?
Stéphane Guerry



